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Ben the Handwhistler reprend Only the Lonely à mains nues

Ben the Handwhistler reprend Only the Lonely à mains nues

La reprise d'Only the Lonely à la hand flute transpose une ballade célèbre pour sa voix aiguë dans deux mains refermées. Ben the Handwhistler y affronte la principale difficulté de l'instrument : monter haut sans que le son ne casse.

Voici la version Hand Flute de Only the Lonely de Roy Orbison, interprétée par Ben the Handwhistler.

La vidéo a été mise en ligne par Ben le 21 septembre 2013.

Une ballade écrite pour une voix hors norme

Only the Lonely est l'une des chansons qui ont fait connaître Roy Orbison au début des années soixante. Sa mélodie part d'un registre parlé, presque murmuré, puis s'élève vers des notes tenues que le chanteur atteignait en voix de tête. Ce contraste entre le grave et l'aigu fait l'émotion du morceau, et c'est aussi ce qui le rend délicat à reprendre, à la voix comme sur un instrument à vent.

Pour une flûte à main, ce profil mélodique est exigeant. La tessiture d'une hand flute dépend de la taille des mains et de la façon dont la chambre d'air est fermée : plus l'ouverture se réduit, plus la note monte, jusqu'à un point où le son devient instable. Une chanson qui culmine dans l'aigu oblige donc le joueur à travailler à la limite de son instrument.

Ce que la flûte à main garde de la chanson

À mains nues, il ne reste que la ligne mélodique. Les chœurs, la section rythmique et les arrangements de cordes de l'enregistrement original disparaissent, et l'auditeur doit reconnaître la chanson à sa seule mélodie. C'est un bon test pour une reprise : un air connu se reconnaît dès les premières notes, même joué par un instrument inattendu.

Le vibrato remplace ici les inflexions de la voix. Sur une hand flute, il s'obtient en faisant légèrement trembler les doigts qui ferment la chambre d'air, ce qui fait onduler la hauteur de la note tenue. Bien dosé, il donne aux notes longues la plainte que la chanson demande ; trop large, il fausse la justesse. Les gestes utiles sont décrits dans les bases pour souffler un premier son entre ses mains.

Une autre facette du répertoire de Ben

Ben the Handwhistler a construit son répertoire sur des chansons que tout le monde connaît, de la variété anglo-saxonne aux pièces classiques. Cette ballade se place entre deux extrêmes de ses vidéos : la lenteur recueillie de l'Ave Maria de Schubert joué par Ben et l'énergie d'une chanson de Tom Jones, plus rapide et plus rythmée. On y entend un joueur qui cherche moins la virtuosité que la fidélité à la mélodie.

Travailler les aigus avant de reprendre ce morceau

Qui veut jouer Only the Lonely à la hand flute doit d'abord savoir où s'arrête sa propre tessiture. Un exercice simple consiste à monter une gamme note par note, en fermant progressivement la main, et à repérer la dernière note qui sort franchement. Si la mélodie dépasse cette limite, transposer la chanson un ton plus bas vaut mieux qu'une note aiguë qui siffle ou s'éteint.

La pression du souffle compte autant que la position des doigts. Dans l'aigu, il faut souffler un peu plus fort mais sans forcer, faute de quoi le son devient strident. Des mains réchauffées et légèrement humides ferment mieux la chambre d'air et rendent les notes hautes plus stables, un point détaillé pour ceux dont le parcours de Ben the Handwhistler a donné envie de s'y mettre.

Enfin, travailler avec l'enregistrement original à faible volume aide à caler le phrasé : la chanson respire à des endroits précis, et respecter ces respirations rend la reprise immédiatement reconnaissable.

Classé dans : Ben the Hand Whistler

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