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L’ocarina aurait-il pu s’inspirer du handflute ?

L’ocarina aurait-il pu s’inspirer du handflute ?

Produire une mélodie avec presque rien est une idée aussi simple que fascinante. Le handflute en est probablement l’une des meilleures illustrations. Deux mains correctement positionnées, un peu de maîtrise du souffle et quelques mouvements suffisent pour faire apparaître des notes. L’ocarina repose sur une approche différente, mais partage avec cette pratique plusieurs principes étonnamment proches.

Le handflute ou l’instrument créé avec les mains

Le handflute, parfois appelé flûte à mains, ne nécessite aucun instrument au sens traditionnel du terme. Le musicien forme une cavité avec ses deux mains puis souffle entre ses pouces. L’air emprisonné entre les paumes entre alors en résonance et produit un son.

La hauteur de la note peut être modifiée en changeant la forme de cette cavité ou en ouvrant légèrement certains doigts. Avec de l'entraînement, il devient possible de jouer de véritables mélodies.

Ce principe donne l'impression que les mains deviennent elles-mêmes un instrument à vent. Une caractéristique qui permet d'établir un parallèle intéressant avec l'ocarina.

L’ocarina reprend un principe acoustique similaire

L’ocarina appartient à la famille des instruments à vent et se distingue immédiatement par sa forme. Contrairement à une flûte classique, son fonctionnement dépend principalement de la résonance de l'air contenu dans une cavité fermée.

Cette particularité rappelle directement le handflute. Dans les deux cas, le musicien souffle pour mettre en vibration une masse d'air enfermée dans un espace relativement réduit.

Les trous de l'ocarina permettent ensuite de modifier la hauteur des notes avec davantage de précision. Ceux qui souhaitent découvrir concrètement les sonorités de cet instrument peuvent notamment s'offrir un bel ocarina et expérimenter ce rapport particulier entre souffle, cavité et position des doigts.

Le handflute aurait-il pu inspirer l’ocarina ?

Il serait hasardeux d'affirmer que l'ocarina descend directement du handflute. Les instruments fonctionnant avec des cavités résonantes existent depuis plusieurs millénaires et sont apparus dans différentes civilisations.

Le rapprochement est donc davantage acoustique qu'historique. Il est toutefois intéressant d'imaginer comment les premiers musiciens ont découvert ce phénomène.

Former une cavité avec ses mains et souffler constitue une expérience extrêmement accessible. Il est tout à fait possible d'imaginer que l'observation de phénomènes similaires ait participé, au fil des siècles, à la conception d'instruments utilisant une cavité artificielle.

Des gestes étonnamment proches

Le parallèle ne s'arrête pas au fonctionnement acoustique. Le handflute comme l'ocarina accordent une importance considérable aux doigts.

Avec le handflute, leur position modifie la cavité créée par les mains. Sur l'ocarina, ils servent à boucher ou libérer différents trous afin d'obtenir les notes souhaitées. Dans les deux pratiques, une modification minime du geste peut donc transformer le son produit.

Le contrôle du souffle joue également un rôle essentiel. Souffler trop faiblement peut rendre le son difficile à produire, tandis qu'un souffle mal maîtrisé nuit à la justesse et à la qualité sonore.

Deux instruments pour redécouvrir la simplicité du son

Le handflute possède quelque chose d'universel puisqu'il ne demande, au départ, aucun matériel. L'ocarina matérialise en quelque sorte cette même idée dans un véritable instrument : enfermer de l'air dans une petite cavité et utiliser son souffle ainsi que ses doigts pour créer des notes.

Impossible d'établir une filiation historique directe entre les deux. Pourtant, leur proximité acoustique permet de porter un autre regard sur l'origine des instruments à vent. Avant les mécanismes complexes et les instruments modernes, la musique commence parfois simplement par de l'air, une cavité et quelques doigts bien placés.

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